Article intéressant, que vous devriez en effet adresser à Mme Royal.
Je tiens tout d’abord à préciser les raisons du succès de l’éducation en Finlande :
Mis à part l’absence effectivement d’une population d’origine immigrée importante (et donc du problème de langue pour un certain nombre d’enfants), ce succès est dû principalement à la prise en charge immédiate et individualisée des enfants à problème. Dès repérage, celui-ci est aidé de façon intensive de façon à réintégrer le niveau requis. Cela diverge bien sûr beaucoup du système français qui à une vision collective des classes, et vise à assurer un niveau moyen général.
Il faut y rajouter l’absence de sélection, de notes et de redoublement en primaire, qui sont dans la plupart des cas nocifs. On travaille là bas dans des conditions bien moins stressantes pour les enfants, et bien sûr avec des horaires plus légers (la France est championne des journées à ralonge pour les enfants), ce qui permet une bien meilleure assimilation des fondamentaux.
Enfin, les écoles sont autonomes, et libre dans leur recrutement des enseignants... Cette souplesse met donc les écoles en compétition (plutôt que les élèves) et les incite à être efficaces (mais les moyens sont équivalents entre écoles).
En ce qui concerne les heures de présence à l’école des enseignants, vous avez sans doute raison de signaler l’absurdité d’un système mal conçu. Soit on donne les moyens aux enseignants de travailler à la préparation de leurs cours et autres tâches à l’école, soit on leur permet de faire cela chez eux... Mais il faut se souvenir que nombre d’enseignants ont choisi ce métier justement pour avoir cette plus grande disponibilité horraire (en échange de conditions difficiles de travail et d’absence d’évolutiond e carrière, une plus grande liberté), notamment les femmes pour leur enfants, et qu’il serait injuste de changer les règles du jeux sans aménagements et concertation.