@Jérome Royer. Voilà une bonne vision des choses : le problème essentiel est celui des monnaies et de leur flux incontrôlé. La conclusion s’impose, ou l’on admet que c’est uniquement à l’offre de crédit qu’incombe le soin de faire fonctionner l’Economie, à l’avantage des fonds spéculatifs et au détriment du pouvoir d’achat réel des salariés ou l’accompagne en adoptant la stratégie consistant à augmenter les masses monétaires d’origine salariale, (fordisme). Dans ce cas il faut accepter un léger risque inflationniste : il suffirait que taux d’intérêt et les prix soient sous contrôle en cas d’emballement. Il faudrait aider les entreprises non bénéficiaires à compenser ces nouvelles charges, en réorientant les aides et exonérations dont elles bénéficient actuellement, sans véritable efficacité.
En augmenant les salaires réels, en particulier les bas salaires et les basses retraites, on permettrait évidemment, sur le plan moral, de dimiinuer les inégalités, et redonner une certaine dignité en reconnaissant le travail de ceux qui ont un emploi.
Et, sur le plan technique, on donne en même temps un pouvoir d’achat supplémentaire, donc plus de solvabilité aux classes défavorisées, avec pour les prêteurs une meilleure garantie de remboursements, et surtout on inverse la tendance au chômage structurel en relançant la croissance.
Les pays de l’Union Européenne, devraient sortir de la tutelle de la BCE pour adapter cette stratégie à leurs Economies, gagnant à fois une meilleure justice sociale, et un renouveau économique …si les pouvoirs politiques le veulent.