Une petite précision : la réaction au stress est psychophysiologique comme vous le montrez d’ailleurs en parlant de maladies liées au stress.
On peut d’ailleurs séparer clairement deux palliers :
- l’un consiste en la mobilisation de l’énergie (élévation du taux d’adrénaline) préparant à l’action (la lutte ou la fuite, « en gros »).
- l’autre est source d’une vraie destruction lorsque toute action est impossible et que le cortisol fait son entrée : immuno suppression en particulier et détérioration de fonctions vitales.
C’est pourquoi, le stress au travail doit être considéré comme un fait quasi criminel.
J’ai été frappée durant ma carrière par un double langage : la performance versus empêchement de l’action. On ne demande pas à un travailleur d’agir (librement) même selon ses compétences acquises voire reconnues, on le « plie » pour surtout valoriser sa hiérarchie, la plupart du temps, elle-même pliée à d’autres exigences pas toujours très claires.
Agir librement, selon ses compétences et sa conscience professionnelle, dans l’entreprise (ou administration) est devenu une véritable prouesse face à toutes ces « notes de service » ou autres recommandations à ne prendre aucune initiative.
La destruction est patente.
Malheureusement dans ce contexte, revenir d’une formation avec plein d’idées nouvelles peut être un amplificateur de stress...