« Ne crois-tu pas que ce nombrilisme consistant à mesurer notre bonheur intérieur brut peut nous faire oublier complètement le malheur extérieur brute ? »
Parfaitement. C’est le but du jeu. Ce n’est rien d’autre, une sophistication inutile supplémentaire, un leurre de plus dans cette caverne de Platon que nous vivons.
Comment peut-on quantifier une notion complètement subjective et abstraite dont chacun a sa propre définition, selon sa perception de ce que c’est la vie ?
Nous ne sommes pas déjà suffisamment paumés ? Bien-être n’est qu’une partie de l’homme, qui, pour être complet, possède deux mots à sa description : Sujet et Verbe.
Faisons un petit peu l’étymologie du mot « bonheur » : bonne heure.
C’est quand la « bonne heure » ? Ce n’est surement pas le pouvoir politique, ni un marchand de « bonheur », qui me le dicteront.