Toujours la même méthode, vous rejeter systématiquement la faute sur les consommateurs. Et quand c’est pas le consommateur, c’est l’état.
Oui, le consommateur a une part de responsabilité dans la bulle immobilière. Bien sur il y a participé en empruntant toujours plus sur toujours plus longtemps. Mais doit on attendre du consommateur qu’il sache évaluer le vrai prix du marché quand tous les autres acteurs économiques (banques, assurances, agences immobilières etc ) et tous les experts sur évaluent à mort et poussent à la hausse ? Que ceux-ci poussent les politiciens à voter toujours plus de lois pour soutenir l’immobilier ?
Dans un emprunt, il y a deux acteurs : l’emprunteur et le prêteur. En général le second est une banque qui est censé avoir l’expertise, cela lui donne plus de responsabilité que le consommateurs qui est en général ignorant, insouciant et gavé du discours ambiant « l’immobilier est en hausse, il monte toujours plus, le secteur est en plein boom dixit les agences et autres experts du secteurs » .
« la speculation immobiliere a une origine reelle et non pas financiere. »
Oui et non. Déjà plutôt que de parler de spéculation, parlons plutôt de bulle car c’est de bien de cela qu’il s’agit. La bulle est aussi un pb psychologique. Il y a un mouvement de foule.
Le système monétaire actuel est fondamentalement instable puisqu’il donne le pouvoir de création monétaire au couple emprunteur/Banque. Pour le premier de ce couple, il est influencé par la conjoncture économique et psychologique. Si on dit aux emprunteurs « c’est le moment d’acheter, ca monte », cela booste la demande d’emprunt ie de monnaie.
De la même manière, la banque va non pas tempérer cette demande mais va la satisfaire et ainsi alimenter la hausse des prix. Pourquoi ? Parce qu’elle en tire profit. Déjà plus de monnaie signifie plus d’intérêts perçus. Ensuite, elle spécule sur ce marché qu’elle contrôle en partie via ses filiales d’investissement.
Si le système actuel ne déclenche pas les mouvements à la hausse ou à la baisse, il les amplifie considérablement par une création/destruction monétaire assujettie à la psychologie des foules et à des intérêts privés.