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La Taverne des Poètes 11 décembre 2006 15:09

Me voici au milieu des croqueurs de plus rien.

Dans cette barrière d’écorchés et dans cet enfer d’os. Parmi des bêtes à songe qui nous ressemblent trop, qui ont leur chant de carnage. Les mouches poursuivent, ces dames de compagnie dernière, leur vocation funeste.

Oh morts ! Dans le marbre de l’oubli je sens bien que vous m’appelez sous vos masques immobiles. Visages démembrés capables de réclamer l’aube. Maigres squelettes tapis dans les neiges d’antan.



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