Me voici au milieu des croqueurs de plus rien.
Dans cette barrière d’écorchés et dans cet enfer d’os.
Parmi des bêtes à songe qui nous ressemblent trop, qui ont leur chant de carnage. Les mouches poursuivent, ces dames de compagnie dernière, leur vocation funeste.
Oh morts ! Dans le marbre de l’oubli je sens bien que vous m’appelez sous vos masques immobiles.
Visages démembrés capables de réclamer l’aube.
Maigres squelettes tapis dans les neiges d’antan.