Un article qui m’a sourire : c’est aussi ainsi que j’ai réagit à la confrontation mathématiques/physique en hypotaupe/taupe.
Mais il ne faut pas oublier une chose : en physique, le but est de partir du réel et de l’expliquer. Dès lors, tout n’est jamais qu’approximation. Ce qui explique qu’il faille parfois raisonner « en dehors » du principe de causalité (causes -> conséquences) pour résoudre un problème.
Évidemment, lorsqu’on fait de la mécanique newtonienne classique, il est assez aisé de comprendre d’instinct pourquoi une longueur ne peut pas prendre de valeur négative, mais dès lors qu’on part dans la physique plus pointue (l’exemple par excellence étant la physique quantique), savoir dans quel cadre de réalité on évolue est bien plus ardu. Alors évidemment, plutôt que de tout dérouler jusqu’aux principes (les principes sont à la physique ce que les axiomes sont aux mathématiques), qui sont réputés vrais tant que leurs conséquences ne les remettent pas en cause, on préfère faire des raccourcis. Autant d’imprécisions, particulièrement dans l’enseignement, c’est sur, mais bon, difficile de faire autrement.
C’est d’ailleurs ce qui m’a fait abandonner la physique (j’ai aussi abandonné les mathématiques, mais pour d’autres raisons), mais je comprend que cet état d’esprit puisse convenir à d’autres.