A qui profite le trafic des drogues
pas forcèment aux pays producteurs ?
Tout en déstabilisant les économies des pays producteurs en faisant reculer les investissements licites et en faussant le processus de décision macro-économique, l’industrie de la drogue en pervertit également les systèmes politiques. Les revenus tirés de la drogue permettent de financer des campagnes électorales, la corruption, l’insurrection, le terrorisme et la criminalité organisée.
Citant l’Afghanistan, où l’apport de capitaux liés à la culture du pavot « est relativement important par rapport au Produit intérieur brut », l’OICS estime que « l’augmentation massive de la production d’opium au début des années 90, qui a fait du pays le premier producteur mondial, a servi à alimenter les guerres civiles mais n’a manifestement pas contribué au développement socio-économique ». « Cette observation vaut pour les autres pays » producteurs de drogue, a estimé le président de l’OICS Philip Emafo.
« Nous n’avons trouvé aucun indice pouvant donner à penser que l’expansion des cultures illicites (de drogue) entraînait une amélioration de quelque indicateur de développement que ce soit », a-t-il ajouté.