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Georges Yang 31 mars 2010 14:42

Vous décrivez un choc culturel survenant chez une jeune bourgeoise japonaise, mal préparée à la dureté apparente de Paris, mais à un degré moindre, le malaise est ressenti aussi par d’autres étrangers nantis. Les Américains, à de rares exceptions sont aussi perdus, mais s’en tirent par leur arrogance , leur inculture et leur complexe de supériorité. Ce qui est étonnant, c’est que les étrangers peu cultivés, ceux qui viennent des basses classes sociales et les clandestins s’adaptent beaucoup plus vite et certains arrivent même à vivre mieux à Paris que chez eux. Paris n’est pas une ville pour midinette, c’est une ville dure, intolérante, pressée, indifférente, mais aussi passionnante et paradoxale. La crasse en fait son charme et pisser dans la rue peut choquer une japonaise ou un américain, mais pas un Parisien.
Paris se mérite malgré tous ses défauts, mais il faut reconnaitre que depuis une bonne dizaine d’années, le côté festif a disparu, ville de spéculation immobilière, il ne reste que des gens aisé tristounets, des bobos consensuels qui prennent des brunchs et des tomates à la mozzarella sur du pain Poilane , quelques vieux en loyer 48 et des ghettos d’immigrés
Le Parisien râleur, goilleur, pas très propre a tendance à disparaitre et Paris oscille désormais entre Zurich et la Courneuve



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