@Annie,
Non, ce n’est pas une question de discrimination, je ne juge pas tout le monde pareil, c’est une question de responsabilité : les puissants, les patrons, les politiques, je les juge avec plus de sévérité.
Les femmes devraient ressentir au moins dans « leur tripes » la domination sociale immémoriale qu’elles subissent, elles qui ont reçu en héritage le vécu de leurs aïeules par leurs mères, tantes et grands-mères.
Les femmes qui ont la chance d’être instruites élargissent encore leur connaissance sur le vécu et le statut profondément inégalitaire de leurs semblables dans le monde.
Je pense donc que les femmes doivent avoir une sensibilité vigilante à ce destin si particulier qui est le leur et, oui, je tends à juger sévèrement celles qui rompent leur solidarité envers les « damnées de la terre » (et je pense en particulier aux femmes du Moyen Orient, de l’Afrique et de l’Asie) et trahissent l’espoir qu’elles mettent en nous…