Petite précision, pour les commentateurs qui veulent rapprocher l’article de la « nature humaine profonde » et parler de nos proches cousins.
Je signale à leur intention que même les éthologues ont souvent du mal à définir quel est la part d’instinct et la part d’acquis chez les animaux. Si nous avons bien un cerveau reptilien et donc des instincts « basiques », ce n’est pas pour autant que cela dit tout de nous.
Par exemple, l’éléphant mâle est mature sexuellement vers 15 ans mais les femelles vivant en groupe ne l’autoriseront pas à se reproduire avant 30 ans. On a déjà répertorié le cas d’une chimpanzé et de sa fille qui pendant une dizaine d’années ont systématiquement tué les petits du groupe, jusqu’à la mort de la mère.
Des sociétés de babouins ont complètement changé d’organisations après la mort accidentelle des vieux mâles dominants, changeant les règles du groupe.
Donc, même si l’étude de notre comportement par les animaux reste pour le moins très approximitive, je reste persuadée que la seule règle en la matière est qu’il n’y a pas de « loi naturelle » absolue en ce qui nous concerne.