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joelim 26 avril 2010 10:52
joelim

Je suis arrivé à la même conclusion sur la relativité des énoncés « vrais » : une vérité se base forcément sur les faits connus de la personne/groupe/société qui l’énonce. Pire, en plus des faits inconnus il y a les faits négligés : en effet les faits sont inévitablement sélectionnés, ceux n’allant pas dans l’intérêt de la personne — ou de son affiliation — étant négligés (bien sûr, par « fait », il faut comprendre « fait perçu »).

C’est pourquoi les logiques des assureurs, des promoteurs, des mauvais artisans, des fabricants d’objets manufacturés, des rédacteurs de documentations techniques, parmi foultitude d’autres, sont si étranges au sens commun. Sens commun lui-même subjectif, naturellement.

Bien sûr les vérités basées sur les faits les plus larges sont à privilégier, plus proches qu’elles sont de la réalité et de l’intérêt collectif.

La logique binaire « vrai/faux » est donc simpliste, inapplicable, on le voit bien avec les dialogues de sourds tellement plus fréquents que les dialogues avec résolution consensuelle.

En plus des vérités relatives, il existe des vérités partielles : des énoncés qui ne deviennent vrais que quand l’ensemble des éléments pertinents est formulé. 

Exemple : « JFK a été tué par Lee Harvey Osvald » est une vérité partielle (ok, l’exemple est mal choisi puisqu’on est même pas sûr que son tir ait touché le Président)...



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