Il me semble que dans votre article, où vous recommandez de soigner la crise du crédit par plus de crédit (keynesianisme), vous oubliez un détail : pour pouvoir emprunter, il faut des prêteurs. Qui va être assez suicidaire pour lier son avenir économique à un malade agonisant, rester à son chevet et le nourrir à la petite cuillère alors que l’on sait que la maladie est hautement contagieuse ? La Chine n’est pas l’infirmière du monde, il suffit d’aller visiter un hôpital de campagne là bas pour s’en rendre compte : les infirmières y sont absentes, c’est la famille qui assiste les malades. Entre subventionner un Occident en déclin pour maintenir ses exportations et se recentrer sur son marché intérieur à fort potentiel de croissance, l’empire du Milieu n’hésitera pas longtemps, et même Taiwan en cadeau ne changera pas la donne. Il nous faut passer par un cycle hivernal de Kondratieff, plus nous retardons l’échéance à coup de dette et plus l’hiver sera rude