Paul n’est pas un français moyen. On ne peut généraliser en prenant un extrême, qu’ il soit en haut ou en bas. Paul n’est pas plus représentatif que Zidane.
Le français moyen lui ne devrait pas avoir besoin du crédit, puisqu’il a un des taux d’épargne les plus élevés au monde, et ce avec une des fiscalités aussi les plus élevées, qui permet à Paul de conserver son logement malgré son absence de revenus.
Taux d’épargne de 15%, épargne par ménage de 165000 Euros, le français est riche de sa capitalisation, mais tient en public un discours socialisant. Il est attaché aux systèmes sociaux en espérant que sa charge lui soit épargnée.
Mais les moyennes peuvent aussi cacher des disparités importantes. La richesse principale est composée d’immobilier. Les populations retraitées ont un pouvoir d’achat supérieur aux populations actives et un capital important, ayant utilisé la dette publique pour épargner.
Les enfants de Paul sont plus à plaindre, parce que eux ne pourront bénéficier d’APL et de RSA, la génération de Paul ayant hypothéqué les systèmes de solidarité. Eux n’ont d’autre choix en effet que l’emprunt pour payer la rente des propriétaires et le matraquage fiscal.