Libre à vous de considérer l’anonymat comme une dérobade.
Quand on s’achemine vers une fin carrière ou quand on est peut-être à la
retraite, c’est le genre de jugement de valeur que l’on peut aisément tenir
sans risques.
N’étant pas dans ce cas, vous comprendrez que je ne
partage pas votre opinion. L’anonymat est aussi un gage de tranquillité et de liberté
qui, de toute façon, n’exonère nullement celle ou celui qui s’en prévaut de
toute responsabilité. Comme je l’ai indiqué, tout éditeur de contenu est soumis
à la loi.
Pour le reste, comme certains intervenants l’ont justement
souligné, l’anonymat est technologiquement factice. Dans l’hypothèse d’un
contentieux, la traçabilité est aisée et c’est la raison pour laquelle certains
blogueurs, même sous couvert de pseudonymes, ont pu être poursuivis.
Enfin, comme je ne cultive pas spécialement une haute
opinion de moi-même, j’ai la faiblesse de penser que ce que j’écris importe
plus aux lecteurs que de connaître mon
identité. La révéler n’apporterait rien de plus si ce n’est de satisfaire la curiosité publique.
Mon identité véritable, je la réserve à mes proches, à mon environnement familial, amicale, professionnel et aux
administrations. C’est largement suffisant.