@ Bill
Et tu as oublié « Il faut qu’il croisse et que je diminue » de Jean l’évangéliste, allusion mythique parfaitement claire à la dialectique païenne solstice d’été-solstice d’hiver : décroissance de la durée des jours du solstice d’été (feux de la Saint-Jean) au solstice d’hiver, croissance de la durée des jours (naissance mythique du Christ symbole de lumière) du solstice d’hiver au solstice d’été. C’est de la symbolique bien vue. A noter aussi que si la date de Noël a été décalée par rapport à celle du solstice d’hiver, c’était pour qu’elle ne soit pas confondue avec les rites païens, ce qui aurait vexé les mitrés chrétiens.
Est-ce pour cette raison qu’ils ont décidé de fixer l’anniversaire du Christ à peu près à mi-chemin du solstice d’hiver (déclinaison sud maximale du Soleil) et du périhélie (4 janvier, date à laquelle la Terre est la plus proche du Soleil) ? Mystère théologique et boule de gomme... euh, je veux dire, de Noël.
Erreur théologico-symboliste : il aurait fallu décaler les feux de la Saint-Jean au 4 juillet (la Terre occupe alors son aphélie - sa position la plus éloignée du Soleil). On aurait ainsi eu une symétrie astronomico-symbolico-religieuse impeccable. Mais, horreur, cette date correspond à la fête de l’Indépendance étasunienne. Dans leur immense sagesse, ces prophètes ont peut-être voulu priver les néocons évangélistes ricains d’un slogan publicitaire ?
A la décharge de théologiens symbolistes chrétiens, il faut reconnaître que le plaquage du calendrier liturgique christique sur le calendrier astronomique païen a été un anarchique bricolage à la va-vite. Nobody’s perfect comme disait Norman Jean Baker.