Bien que de sensibilité socialiste, je reconnais volontiers que F.Miterrand n’était pas très clair. Pas forcément non plus très... disons « détaché » par rapport à l’argent qu’il condamnait par ailleurs. L’homme avait bien des défauts, mais il avait une certaine grandeur dans sa fonction de président.
J’ai en mémoire cette image où il est main dans la main avec l’énorme chancelier allemand à je ne sais plus quelle commémoration. Bien que petit en taille, il savait être grand. Sans talonnette. Car sa conception de la grandeur avait quelque chose de profond. Il la puisait dans ce que sa fonction lui demandait de représenter. C’est à dire la France avec ses racines, ce que Nicolas Sarkozy est évidemment incapable de faire.
Il suffit de voir son « pélerinage » au plateau des Glières où il a la prestance d’un oiseau mazouté. Cérémonie que les authentiques résistants ont d’ailleursboudé dès la deuxième année, tellement la récupération de leur combat était grossière.
Ce qui est choquant dans le comportement de notre Président sur cette question de la retraite à 60 ans c’est, sur la forme, ce côté coup de pied de l’âne. Sur le fond, c’est un peu comme pour les 35 heures. On nous raconte que c’est la cause de tous nos maux, qu’aucun français n’en veut, et on ne change rien, alors que pour un oui ou pour un non on est prêt à réformer la constitution...
D’ailleurs, si j’ai bien compris, on va réunir le congrès, à grand frais, pour inscrire dans la constitution que les successeur de notre Grandeur, devront éponger le déficit qu’il a creusé...
En résumé, ce n’est pas parce que Miterrand n’était pas parfait que çà légitime toutes les petitesses de Nicolas Sarkozy.