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sisyphe 31 mai 2010 13:01
sisyphe

Oui ; la dictature financière est déjà largement imposée à la planète, et les dirigeants politiques (qui ont cédé entièrement et lâchement ce pouvoir aux puissances financières), se sont privés définitivement d’agir ailleurs qu’en périphérie, pour essayer de colmater les brèches qu’ils ont eux-mêmes créées, depuis 1973, 

Mais les « marchés » (investisseurs) n’ont pas seulement la mémoire courte, comme dit l’auteur ; ils ont surtout la vision de leur intérêt à très court terme ; ils ont la vision courte ; c’est tout tout de suite, et ça se jour, parfois, à la nanoseconde...

Alors ; d’un côté ; ils EXIGENT (via les instances, tel FMI et autres « agences de cotation ») la rigueur pour un règlement des dettes, et, d’autre part, si la rigueur entame la croissance... ben, les « notes » des pays baissent encore, aggravant leurs difficultés... Ce qui s’appelle le parfait cercle vicieux, ou les tenailles d’un étau qui se resserre, quelles que soient les solutions envisagées. 
De fait, il s’agit d’une manoeuvre parfaitment concertée, dont le but est, évidemment, la privatisation définitive de l’économie et des finances, l’effacement des états, des pays, des nations, au profit d’un système privé globalisé mondial. 

Et les peuples, lénifiés, anesthésiés, vont sentir, comme de vulgaires batraciens, la température de l’eau monter progressivement, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus la force de réagir du tout... 

Effectivement, à moins d’un sursaut de révolte civile, civique, révolutionnaire, la montée en puissance des forces de l’oppression, de la privatisation du monde, de sa mise en coupe réglée au profit de quelques uns est inéluctable... 

A part l’insurrection, il reste la volontaire marginalisation, le développement de circuits parallelles, par le biais d’associations de citoyens, de consommateurs, de coopératives, de réseaux de distribution, d’organismes parallelles aux banques, le « pas de côté » pour sortir de l’oppression ; ce sera de plus en plus difficile, de plus en plus fliqué, mais la force du nombre est infinie ; il suffirait de vouloir se rassembler, et être solidaires... 

Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce... 



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