Napolitain,
Certes - mais vous oubliez que la médiatisation et les phénomènes d’imitation qu’elle induit sont mille fois plus puissante aujourd’hui. La jeune pauvre à l’époque n’avait pas, étalée sur les murs, des incitations publicitaires à la gratification immédiate des impulsions hédonistes. Et il n’était pas encadrée de toute part par une société qui lui imposait des limites, à commencer par l’école.
De plus, malgré l’« enrichissez-vous » de Guizot et les scandales comme celui du Panama, ma fric était quand même concurrencé par d’autres valeurs à l’époque. Ce qui n’est plus le cas, au sommet notamment.
Et il n’y a pas que les enfants des banlieues qui ne tolèrent pas la moindre réflexion à leur encontre. Les gosses des beaux quartiers, s’ils sont en général moins violents, refusent tout autant l’autorité.
Voyez un édifiant exemple d’une digne émule des Bleus, issue pourtant de la magistrature :
http://fr.news.yahoo.com/64/20100622/tfr-la-nouvelle-prsidente-de-la-halde-do-a2f96e4.html