Radis Call,
« No harm done » - il m’arrive aussi de m’emporter. Et dans mon travail, je ne vous le dis pas, il paraît que je suis « confrontationnel ».
Je veux bien qu’il y ait des apports intéressants, des enrichissements venus d’ailleurs (des « ailleurs » avec lesquels on a longtemps eu des échanges - l’orientalisme était à la mode au XIXe, tout comme l’anglomanie.
Mais je tiens à ce que cela ne se fasse pas au détriment de la culture majoritaire (ou ce qui en reste) pilonnée sans relâche par les persifleurs bien de chez nous, laminée par la mode de tout ce qui vient des States (que j’apprécie bien souvent... tant que ce n’est pas copié servilement).
J’apprécie le folklore (musique, danse, costumes, humour) de tous les coins du monde, mais pourquoi le nôtre est-il systématiquement boudé par les décideurs culturels, trop provincial, ridicule, ringard, dépassé. Voyez comment toute la musique populaire, depuis Piaf jusqu’aux opérettes, a été larguée, ridiculisée, confinée aux marges, généralement en guise de repoussoir. Et ce depuis que les baby-boomers, et même leurs parents, déjà, ont préféré le swing à « Fifi ».