Elch’ a bien entendu oublié que ses copains peaux-rouges se faisaient la guerre, s’expropriaient, se massacraient depuis des siècles.
Bon, cela n’excuse en rien ce qui leur a été fait.
L’Auteure :
Merci pour cet article. Vous faites bien de rappeler les classiques : mention spéciale pour « L’Homme qui tua Liberty Valance », projeté hier soir sur Arte, l’un des films les plus justes, les plus bouleversants que je connaisse.
Vous auriez pu rappeler également que le western est la continuation, à l’écran, du célèbre spectacle de Buffalo Bill, qui sillonna le monde (plusieurs visites en France, notamment) et qu’il doit beaucoup à la littérature populaire (les dime novels) qui célébraient les hors la loi comme Jesse James, ainsi que leurs adversaires, les shérifs ou les détectives.
La musique, comme on l’a fait remarquer, est d’une importance capitale. On parle des airs de Morricone, mais le western classique était bien souvent accompagné d’une chanson-signature qui faisait recette - voyez dans Le train sifflera trois fois, ou même dans Fort Alamo de John Wayne, dont plusieurs chansons sont restées célèbres (Green Leaves of Summer). Un peu comme la fonction de la musique dans les films de Bollywood.
Le western est loin d’être mort et enterré. Au lieu d’être le genre-phare comme il l’était pendant les années 50, c’est un genre comme un autre, mais qui a gagné en qualité. Exactitude des décors, respect de la vérité historique (même si la légende est plus belle...), retour aux sources pour l’accompagnement musical (au XIXe siècle la Folk ou la Country n’existaient pas - on jouait plutôt des ballades irlandaises), personnages plus complexes. A mon sens l’exemple le plus parfait de cette nouvelle école c’est « Appaloosa », sorti en 2008, avec et par Ed Harris.