Attaquer Sarkozy sur ses gesticulations
c’est se tromper de cible. En fait Sarko a deux stratégies
parallèles concernant la justice et la police.
L’une a un
usage strictement démagogique de communication en jouant et en
développant le réflexe de peur. A ce titre tout événement de
trouble et de violence est pour lui une aubaine pour réitérer
ses engagements (en général sans suite) contre la délinquance et
contre des catégories de la population dans les quartiers
défavorisés.
On sait depuis 2002 que ce versant de sa
politique n’a aucun usage véritablement législatif et qu’il s’agit
uniquement d’un moyen de rallier et d’élargir sa base électorale
par des annonces de lois aussi nombreuses que répétitives, voire
absurdes. A titre d’exemples, ficher les enfants potentiellement
délinquants dès la maternelle ou, plus récemment, rendre les
parents responsables pénalement des actes de leurs enfants !
La
deuxième stratégie est bien plus redoutable. Supprimer les juges
d’instruction, dépénaliser les affaires financières, recruter des
préfets flics, rendre tout puissants les procureurs, etc... Bref
instituer un système judiciaire aux ordres de l’exécutif.
Derrière
le rideau de fumée de la première stratégie se fabrique réellement
une justice dépendante du pouvoir et toute entière dévouée aux
riches et au puissants.
Les derniers développements de
l’affaire Woerth-Bettencourt en sont la preuve actuelle.