Quand je montais des dossiers de retraite pour les maghrébins et africains, la plupart qui étaient en France depuis des dizaines d’années étaient analphabètes, au mieux illettrés et parlaient et comprenaient le français très approximativement.
Lorsque je constatais qu’ils avaient eu de longues périodes sans emploi, chômage, maladie, handicap, je leur demandais pourquoi ils n’avaient pas mis à profit ces périodes d’oisiveté pour apprendre le français et ils me répondaient qu’ils n’en avaient pas eu le temps.....
Motif peu crédible.
Par contre j’ai donné des cours de français à des asiatiques qui venaient volontairement se perfectionner en français, s’efforçaient de lire des livres ou des journaux en français. Eux aussi, au début ils n’avaient pas eu le temps de prendre des cours car ils avaient travaillé dur pour s’insérer, trouver un job et le garder.
Mais une fois leur situation stabilisée, leur premier souci était d’améliorer leur français.
Dans le même temps, ils restaient très attachés à leur langue et culture d’origine, ne reiaient rien et s’efforçaient de développer une synthèse harmonieuse entre leur passé et leur présent en France.
Même les vietnamiens qui étaient d’anciens colonisés français ne restaient pas figés dans la position hargneuse de réclamer le paiement de la dette coloniale à la France...