Le problème ne se posera pas quand la dernière goutte de pétrole sera
extraite du sol, mais bien avant, quand la demande deviendra largement
supérieure à l’offre. idem pour tant d’autres matières minérales
extraites du sol.
Le recyclage peut aider, mais il ne faut pas se méprendre là-dessus. Les
innovations permettront peut-être de recréer du pétrole à partir du
plastique par exemple (pourquoi pas ? ça existe sûrement déjà d’ailleurs, au moins sur le papier). Mais on n’échappera pas aux lois de la Physique, et ces nouveaux process seront à la fois plus complexes et plus énergivores, et il faudra bien trouver des sources énergétiques exploitables pour cela. Ils ne permettront pas de subvenir à une consommation de masse toujours plus importante.
Il est facile d’enclencher une réaction de combustion et de brûler toute
une forêt. Reconstruire la forêt à partir des cendres est plus
compliqué...Cela dit, la Nature finit toujours par repousser. Et c’est
sûrement là la clé du futur : utiliser le vivant pour subvenir à nos
besoins. Mais là encore, nous serons limités par des problèmes de
capacité, en plus de la complexité des systèmes que nous aurons à gérer.
La vraie clé du succès est donc organisationnelle : apprendre à vivre
plus sobrement, à se recentrer sur nos besoins essentiels, à faire mieux
(et pas forcément plus) avec moins.