Et vers l’est ? Un projet va du Kazakhstan vers la Chine, moyennant un tube de 6 000 kilomètres de long, mais il ne concernerait que la Chine.
Il reste alors le sud, en traversant les montagnes d’Iran ou d’Afghanistan. Le trajet le plus court passerait par l’Iran. Mais pour le moment les Etats-Unis ne veulent pas en entendre parler.
L’autre passage possible, en faisant un détour, traverserait l’Afghanistan et une partie du Pakistan - la région du Baloutchistan.
Le projet d’oléoduc via l’Afghanistan existe depuis l’écroulement de l’URSS. Le soutien des Etats-Unis aux Taliban, de 1994 à 1996, dans l’espoir qu’ils mettraient fin à l’instabilité dans le pays, avait aussi un petit parfum de pétrole. Les liens du groupe américain Unocal, qui détenait un tiers des parts dans le consortium destiné à construire l’oléoduc, avec les Taliban, en témoignent.
Dans le conflit actuel, les Etats-Unis veulent cette fois renverser les Taliban, mais en cherchant à installer à la place un régime à leur dévotion. Et qui pourrait, s’il s’avérait suffisamment fiable, laisser passer le pétrole