C’est vrai que John O’Neill en savait un peu trop. Il n’a eu que ce qu’il méritait.
Je me rappelle très bien d’ailleurs qu’au matin du 11 septembre, après avoir mangé mon hot-dog casher et bu ma bière azyme, déambulant dans les couloirs du WTC avec dans chaque main un pot de nano-thermite, j’ai apercu le gros ex-agent près de la photocopieuse du 35° étage. Il m’a défiguré, et j’ai bien vu sur l’instant qu’il reconnaissait mon visage. Et pour cause ! Je l’avais déjà entrapercu la veille, alors qu’il se promenait accompagné de sa petite famille près d’un champ perdu, en Pennsylvanie, où je creusais à l’aide de 300 de mes collègues illuminatis un gros trou dans lequel nous entreposâmes par la suite un bandana intact et quelques passeports à moitiés calcinés.
Je ne me plains pas trop de sa mort, attendu qu’il serait un des rares aujourd’hui à pouvoir formellement m’identifier (si l’on fait bien sûr abstraction de mes 300 collègues illuminatis et de mes employeurs- dont je tairais le nom pour des raisons qui semblent évidentes)