Oui.
Je ne suis pas encore si savante sur le sujet, mais je compte bien le devenir parce que, et tu as noté toi aussi la qualité de l’intervention d’Eric, il y a dans ce méta-mythe (tu avais qualifié de « nébuleuse antisémite » ces phénomènes) une dimension - ou plusieurs - unique, persistante, polymorphe, remarquable au sens premier, certes, mais surtout parce que l’extermination systémtique et spécifique des Juifs a existé et (malgré ce que dit maladroitement Doume ci-dessous, salut Doume, il y a certes une dimension universelle à la Shoah mais elle est spécifiquement juive dans le même temps) que ces mécanismes sont encore et toujours à l’œuvre, tu as raison de le signaler, avec pour ligne de mire commune la racine juive des monothéismes, le questionnement, le rapport à Dieu et au Livre. Comme si ce qui fonde la culture juive avait dans les cultures monothéistes quelque chose d’impardonnable et d’effarant. Intuitivement, je lui donnerais avec la capitale d’Eluard l’allégorie de Liberté.