En fait, tous tombent dans le panneau sécuritaire.
Sarkozy a bien imposé son tempo . En associant insécurité et immigration il a réactivé une surenchère sécuritaire que tous les cadres du PS se sont appropriés.
A la veille du débat sur les retraites, en pleine affaire Woerth-Bettencourt, la préoccupation essentielle est devenue subitement la sécurité, alors que depuis bien longtemps on sait fort bien que les problèmes majeurs pour les français sont d’ordre économiques et sociaux.
Le PS n’a retenu que la sécurité oubliant l’essentiel, l’équation immigration, étrangers=délinquance.
Or Fillon, ce matin, en a rajouté une couche à France-Inter disant avec aplomb que c’est la diversité des cultures présentes sur le territoire qui est cause de délinquance et le m(s)inistre Hortefeux a érigé en délit la mendicité « agressive » des Roms.
Tant que les responsables politiques n’auront pas le courage de dénoncer ces infamies morales et juridiques, ils resteront les otages et surtout les complices de la politique d’exclusion de Sarkozy. Il faut clairement l’affronter même si cette prise de position courageuse présente des risques électoraux !