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Voltaire 3 septembre 2010 13:39
Voltaire

L’article est intéressant mais naturellement hautement spéculatif... La principale objection que l’on peut faire à cette hypothèse est simplement qu’une élection présidentielle ne se joue ni ne se gagne sur de simples éléments rationnels, y compris auniveau des candidatures.

Ainsi, il est effectivement exact qu’à l’heure actuelle, François Fillon présenterait un visage infiniment plus rassembleur pour la droite. De la même façon, la candidature de DSK offre un potentiel de victoire au second tour très supérieur aux autres candidats du PS pour la gauche. Et néanmoins, sauf circonstances exceptionnelles et improbables, ce seront bien Nicolas Sarkozy et Martine Aubry qui défendront les couleurs de l’UMP et du PS en 2012. Car au delà des aspcets séduisants des autres candidats, Sarkozy et Aubry ont l’ambition et l’appareil nécessaire que les autres n’ont pas. Et en France, l’élection présidentielle est avant tout un combat personnel.

A juste titre, l’auteur souligne la ressemblance de JF Copé et de Nicolas Sarkozy. mais jamais ce dernier, qui dispose de l’avantage inestimable d’être le sortant, et de disposer de tous les réseaux et infrastructures nécessaires, ne laissera à un autre ce poste de pouvoir que constitue la présidence de la république. C’est, tout simmlement, une question d’ego.

Pour ces mêmes raisons, l’auteur n’a pas tort de souligner l’aspect incontournable de la candidature de François Bayrou.
J’ai, à de nombreuses reprises, critiqué sévèrement la gestion du Mouvement Démocrate par François Bayrou, et un certain nombre de ses choix stratégiques. J’avais, et je persiste, tout autant indiqué dès 2007 qu’autant je trouvais en Bayrou les caractéristiques nécessaires à celles d’un président de la république, je ne pouvais me l’imaginer comme premier ministre. Bayrou n’est pas un manager, pas un chef d’équipe. Mais il a la dimension, la vision, la robustesse, le sens de l’intérêt général nécessaire pour être un président de la république. Et quoi qu’en disent les sondages, ces éléments comptent dans une campagne présidentielle auprès de l’électorat.

Enfin, et là aussi quoiqu’en disent les différents LOKERINOs (3 adresses ip à lui tout seul...) et consors, alors que les affaires politico-financières éclaboussent plus que jamais le parti du président de la république, Bayrou demeure une personnalité remarquablement intègre à ce niveau de la politique. Lorsque l’on a autant d’ennemis politique puissants que lui, qu’aussi peu d’accusations aient été portées contre lui témoigne d’une qualité assez rare en politique. Si, contrairement peut-être à l’auteur, je doute qu’il puisse rééditer son score de 2007, je pense qu’il sera néanmoins un élément incontournable de cette élection, et cela d’autant plus qu’une bataille serrée entre droite et gauche donnera un poids élevé au centre.
Reste bien sûr à cette grande famille centriste, démocrate et écologique à trouver un moyen pour se réunir, faute de quoi un score même élevé de Bayrou en 2012 ne servira pas à grand chose. Mais ce n’est pas l’objet de l’article.



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