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Aldebaran 14 octobre 2010 14:22
Aldebaran

Bien d’accord avec King Ali.

ça fait plusieurs articles où on se moque des jeunes, considérés comme des écervelés, des nunuches, gauches, oisifs et jouisseurs, filles à papa, ne sachant qu’écrire en kikoolol, oeil rivé sur leur sms.
Je trouve cette querelle vieux vs jeunes non seulement ridicule mais déplacée.
Je ne vois pas en quoi les aods n’auraient pas le droit à participer à la vie publique, d’autant qu’ils sont presque toujours relégués dans un statut pré-adulte comme des machines à apprendre, à acheter et à obéîr. Autrefois, la femme n’avait pas d’âme, l’enfant ne ressentait pas la douleur et l’ado n’avait pas de conscience. Ces temps sont révolus.
Quant aux nostalgiques des jeunesses passées, ils feraient bien d’évoquer le triste souvenir des bof-generations, qui ne croyait plus en rien.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les jeunes s’impliquent.
Peut-être que ces auteurs cotoient de par leur métier des ados un peu insolents, turbulents, en mutation et en souffrance. Ce n’est pas une raison pour les désigner et les stigmatiser. Ce n’est pas la peine de créer deux catégories binaires : les bons jeunes qui étudient et qui ne manifestent pas ; les mauvais jeunes qui manifestent, qui étudient et qui voudraient aussi se détendre parfois face à un avenir aussi gris. Il y a surement des nuances, des contours, des désirs et des possibilités.
Je connais des jeunes très créatifs : ils écrivent, ils composent, ils dessinent, ils parlent très bien. Certes ils sont très rebelles, ils vont souvent en manifs, ils sont moqueurs et subversifs. Tant mieux : ils sont en bonne santé !



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