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Philippe Sage 14 octobre 2010 17:36
Philippe Sage

@J. Grau : ça tombe bien que vous parliez des manifs anti-CPE ! Je vais vous poser une question : Quelle jeunesse était dans les rues pour que le gouvernement retire ce projet ?
Oui, ça peut vous paraître incongru, mais c’est parce que j’ai volontairement omis un paramètre. Le voici : près de quatre mois auparavant, une autre jeunesse, certes ne manifestait pas, elle se rebellait, un peu n’importe comment, assez violemment, c’était en novembre 2005. Pouvez-vous me dire s’il y a eu, à un seul moment, passerelles entre ces deux évènements ? Entre ces deux jeunesses ?
Approfondissez cette question, et vous comprendrez (peut-être) ce que je veux dire.

D’autre part, je revendique, j’assume totalement, non pas l’aigreur (terme trop facile, qu’on balance pour fermer le clapet du locuteur, terme de fainéant, si vous me permettez) mais le contenu de cet article. Car les jeunes ont un pouvoir. Bien plus grand que les salariés. Qu’on bloque les raffineries, les trains, les usines, le gouvernement, celui-ci comme ceux d’hier, s’en bat le coquillard. Il sait que assez tôt, l’opinion se retournera contre les « grévistes ». Mais la jeunesse, ça, c’est une autre paire de manche. Elle fait peur à TOUT gouvernement. C’est donc son devoir de s’insurger, de se battre, de protester, et en premier lieu sur tout ce qui abîme la République. Tout ce qui salit la France. Si elle ne le fait pas, alors c’est pas la peine d’être jeune. Ce n’est ni de l’aigreur, ni de la nostalgie, c’est un fait et un constat.

Bien à vous.



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