Un petit cadeau pour vous, Calmos. Avis aux grandes consciences morales d’AV, forcément de goche :
"Dans le documentaire François Mitterrand et la guerre d’Algérie cosigné par le journaliste François Malye, collaborateur du Point,
et l’historien Benjamin Stora*, avec Frédéric Brunnquell à la
réalisation, c’est d’abord l’action de François Mitterrand, ministre
sous la IVe République, qui est disséquée. D’abord ministre de
l’Intérieur, puis ministre de la Justice, Mitterrand apparaît dans une
lumière crue comme un ambitieux, prêt à beaucoup d’arrangements avec sa
conscience pour se maintenir au gouvernement en attendant d’en prendre
la tête. Son calcul échoue. Grâce à des archives inédites, le film de
Malye et Stora lève le voile sur les trois années (1954-1957) durant
lesquelles Mitterrand, contrairement à Mendès France, a cautionné la
politique répressive menée en Algérie. Lui qui abolira en 1981 la peine
de mort a approuvé, pendant cette période, la mise à mort de 80 % des
militants FLN. Quarante-cinq seront guillotinés, tandis que François
Mitterrand est garde des Sceaux. Il refusera trente-deux demandes de
grâce, en acceptera huit. Cinq avis ne sont pas connus.
Mitterrand favorable à la guillotine
Le cas le plus discutable concernait le militant communiste Fernand
Iveton qui travaillait à l’usine de gaz d’Alger. Une bombe est
retrouvée dans son casier. Il est arrêté le 14 novembre 1956. Iveton
n’a pas de sang sur les mains. Cependant, sur la base d’une intention
de commettre un attentat, Iveton est condamné à mort. Sa grâce est
rejetée. Mitterrand avait assuré l’avoir acceptée. Or, les documents
retrouvés par les auteurs démontrent le mensonge de Mitterrand...
Iveton a été guillotiné, à Alger, le 11 février 1957."