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armand 24 octobre 2010 10:35
armand

Quand on cite ce trou-du-cul de Meyssan, on perd toute crédibilité - mais pyralène déjà en a si peu...

Vous me faites marrer !
D’accord pour que le TPI s’intéresse aux crimes de l’armée U.S.
Mais faisons les choses dans l’ordre chronologique.
Pour être crédible il faudrait qu’il commence par :
- L’armée chinoise au Tibet,
- L’armée russe en Tchétchénie,
- Toutes les organisations dont le fond de commerce c’est l’assassinat, la torture, la terreur, à commencer par ces chers épris de liberté que sont les copains de certains posteurs ici...
On pourrait aussi évoquer les atrocités croisées des armées irakienne et iranienne pendant la longue guerre qui les opposa...
Et ainsi de suite.

De toute façon, il n’y a aucun exemple de sale guerre impliquant une armée régulière et des groupes de partisans qui n’ait pas trainé son lot de crimes. Les stratèges US avaient inventé un nom pour ça, quand les USA étaient intervenus aux Philippines au début du XXe siècle - la « Savage War ».

Au contact de groupes qui eux, ne font jamais semblant de respecter les ’règles de la guerre’, les troupes régulières ne peuvent garder un semblant d’humanité que si elles sont, sur le terrain, tenues par des officiers subalternes et des sous-offs impeccables. Ce qui n’est pas toujours le cas. Et toute armée (c’est-à-dire des milliers d’hommes armés placés dans des situations extrêmes) comporte son lot de criminels et de psychopathes.

Tout d’abord, l’essentiel des atrocités commises en Irak ont été le fait d’Irakiens eux-mêmes. Le crime - ou la faute - des Américains a été d’ouvrir la boîte à Pandore d’un des pays les plus violents du Proche Orient.
Certains se souviennent ici de comment le régime hachémite a été renversé à la fin des années ’50 - les cadavres mutilés et dépécés trainés dans les rues de Baghdad ?
Sans parler de la brutalité intrinsèque au régime de Saddam Hussein.

Il était d’abord illégal, puis inconscient d’aller agiter le chaudron irakien au vu de ce que l’on savait des haines, des rivalités, des rancoeurs qui y mijotaient.

Ce qui nous amène à la seule vraisemblance juridique - une mise en accusation de Bush pour avoir déclenché une guerre basée sur des mensonges.
Mais là Obama (qui, faut-il le rappeler, n’a jamais accordé le moindre soutien à cette guerre) ne peut se le permettre, de peur d’être mis en pièce par ses adversaires. Jamais, aux USA, ne s’est-on attaqué à un Président à la retraite.
Il eût été paradoxalement plus facile de monter un dossier en impeachment du temps que Bush était encore à la Maison Blanche.

En tout cas, l’important c’est la situation présente. C’était une faute et un crime que d’avoir fichu un tel merdier en Irak - mais il faudra vivre avec et tenter d’y rémédier.



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