Mais je me reconnaîtrais assez comme un écolo de droite, moi.
Dans le sens où j’estime qu’on devrait porter aux institutions traditionnelles de la France la même attention qu’à sa faune, sa flore, son écosystème.
Pour rebondir sur Jünger....
Héliopolis est un roman de science-fiction puisque celle-ci prend pour objet les mutations futures de nos sociétés, de tout ordre. Dans le cas de Jünger il s’agit de politique et de systèmes de gouvernement.
De plus, ce qui est intéressant dans Héliopolis c’est l’absence de toute référence anglo-saxonne. Pour schématiser, c’est de l’anticipation écrite par un Européen du XVIIIe siècle.
Une de mes citations préférées : « Le Proconsul posait en maxime que la vraie politique n’est possible que là où la poésie lui a frayé les voies ».
Comme biographie de Jünger, je préfère celle qui a été écrite par son amie de longue date, la femme de lettres azérie Banine, que j’ai eu le plaisir de rencontrer à plusieurs reprises, et qui m’a présenté Jünger lui-même.