"En effet, si on regarde non plus du côté des recettes, mais du côté des
dépenses, il y a des sujets qui fâchent à aborder. Ex : le coût de prise
en charge aux urgences d’une angine (maladie normalement traitée en
médecine de ville) est de 400 euros environ. A comparer à la
consultation en médecine de ville (22 euros). Mais bon, c’est un sujet
qui fâche.«
Entièrement d’accord avec ce que vous écrivez mais c’est l’arbre qui cache la forêt car ça n’explique pas loin de là l’augmentation incessante du coût de la santé. Hier soir à C dans l’air Bernard Debré a reconnu implicitement que l’explosion des coûts est due au progrès technique, je cite :
»Dans mon service, je soigne des cancers rares pour lesquels le coût d’une seule injection est de 80.000 euros et en général il y a de plus en plus des maladies dont le coût de traitement dépasse 1 million d’euros. Alors comment voulez-vous faire à ces besoins croissants sans mutualiser les équipements et les personnels soignants et sans demander un effort aux malades atteints de petites affections ?"
Mais à quel niveau va-t-on arrêter ce délire ? A 5, 10 ou 50 millions par malade ? Quand on aura totalement dé remboursé les soins de ville ? Quand il ne restera plus qu’un hôpital par région ? Quand on ne pourra plus augmenter les cotisations ?
C’est ça le fond du problème de la santé.
Quant au mode de financement, il est également au cœur du problème. Si vous avez un mode de financement qui pénalise la compétitivité alors vous détruisez petit à petit votre source de financement et c’est bien se qui se passe actuellement.