• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

epapel 12 novembre 2010 00:11
epapel

"Pour ce qui concerne la Constitution et son respect, le principe du fait accompli n’est ni constitutionnel ni reconnu par le droit international.Consultez les jurisprudences de la Cour de Justice Européenne à ce sujet.

Le droit international n’a que faire de notre constitution et nous respectons la jurisprudence de la cour de justice européenne parce que pour le moment nous pensons que nous avons intérêt à être dans UE, mais à la fin des fins rien ne nous y oblige car tous les traités peuvent et finissent toujours par être dénoncés, ce n’est qu’une question d’intérêt et de rapport de force.

En conséquence je ne peux souscrire à votre raisonnement, totalement illégal, qui consiste à entériner un tel fait au motif que c’est une réalité.« 

Mon raisonnement n’est pas illégal et je n’entérine rien : je constate simplement une réalité qui n’est pas remise en cause en droit. D’ailleurs si vous aviez écouté Jean-Louis Debré l’autre jour vous auriez appris qu’il y avait deux lectures possibles de la constitution en fonction des circonstances : l’un présidentielle quand le parlement est du même bord, et l’autre parlementaire quand il y a cohabitation.

 »Ou la France est un état de droit, comme le répète tout représentant sorti des urnes, ou - ce que je ne crois pas, même à vous lire - la France est un ramassis de voyous."

C’est une fausse alternative, je dirais plus modestement que la France est un État où le droit compte plus que dans d’autres, mais selon que êtes puissant ou petit il ne s’applique pas de la même manière, ce qui n’est pas une grande découverte.

Je constate, selon les faits passés, que la démocratie pratiquée au sein des prétendus grands partis politiques, n’importe leur couleur, n’existe pas dans la réalité. Les primaires sont une mascarade.

Oui, et alors ? Vous avez une solution pour changer le mode de fonctionnement des partis politiques ? Vous pouvez empêcher les partis de présenter leur candidats ? Au moins la mascarade de la primaire permet d’éviter le candidat imposé : la preuve par Ségolène Royal.

La réalité est que le choix réside entre les membres les plus influents, qui ne sont pas, nécessairement, les meilleurs et les plus compétents mais souvent les plus intrigants et les plus tordus. C’est, de mon point de vue, une hypocrisie voire une arnaque.

Vous ne m’apprenez rien, et la réalité c’est qu’il ne pas en être autrement. Mais l’avantage de notre pseudo-démocratie par rapport à d’autres régimes, c’est qu’on peut les remercier à tour de rôle.

En supplément, j’observe, à dénombrer leurs adhérents, que les partis ne représentent pas plus de 3,5 % du corps électoral.En conséquence, c’est une réalité civique les électeurs n’ayant aucune attache partisane sont les plus nombreux.

Ce sont toujours les mieux organisés et les plus motivés qui gouvernent et pas la masse informe des plus nombreux, ça toujours été comme ça et on n’y peut rien parce que c’est dans l’ordre des choses.

Je ne vois pas alors ce que vous entendez par meilleur ? Votre affirmation devient à son tour très théorique. Croyez-vous sérieusement que si Sarkozy se présente en 2012, soutenu par l’UMP, il en sera pour autant le meilleur candidat ?

Le meilleur, c’est à dire le plus apte à remporter l’élection puis à gouverner selon l’opinion et les intérêts de ceux qui l’ont choisi.

Mais dans le cas du sortant c’est une autre logique qui s’impose : il est quasiment candidat de fait de son parti sauf s’il y a un putsch contre lui, mais cela à peu de chance de se produire compte tenu des conséquences négatives d’une telle action.

Pour mon opinion vis à vis de Sarkozy, j’aime autant que ce soit lui s’il est mauvais car je ne voterai pas pour cette droite là.



Palmarès