Fergus
Je n’arrive pas à adhérer à cet aspect du journalisme, car je le trouve à la fois juste et en même temps incomplet quand au fond, comme le personnage que vous prenez pour cible.
Depuis mon plus jeune âge, les hommes politiques me fascinent,
d’ailleurs tous les êtres humains qui se distinguent par un choix
courageux ou créatif. C’est d’ailleurs assez souvent compensatoire.
Cependant ils entrent dans l’arène et cela devient tauromachique...et la tauromachie pour moi est pure cruauté.
Bien sur, je comprend votre démarche journalistique, elle est honnête mais observez qu’elle génère des commentaires qui sont en phase avec le personnage que vous traitez...
On pourrait établir un lien entre
Nicolas S et Georges F. Ils partageaient un gout pour le dérapage
verbal, chacun à sa manière. Selon moi il s’agit d’une affection,
l’hypomanie, c’est un peu comme s’ils gardaient en quasi permanence un
pied sur l’accélérateur.
W. Churchill était
maniaco-dépressif, J. Chirac également, J.César épileptique...la liste
est longue, surtout si l’on commence à César.
L’investissement politique prend
sa source dans des facteurs racines d’hyperactivité mais souvent dans un
profond traumatisme qui génère un immense besoin de valorisation. On
peut se sentir laid, petit, etc...vous voyez ce que je veux dire. Pour cela on deviendra le plus puissant, le plus grand et l’épouse sera belle, riche et intelligente.
C’est comme un conte de fée mais qui recèle une souffrance,
disons pour faire court que je focalise sur le problème psychologique.
Je voudrais ajouter qu’un portrait est juste quand il
comporte des points d’ombre et de lumière et que c’est une erreur de
montrer uniquement l’ombre car on obtient l’effet inverse au résultat.
Par exemple la gauche a beaucoup perdu en suffrage en focalisant sa
haine sur Nicolas S.
Pour moi cela traduit un manque de vrai moyen, un manque de
projet et surtout un déséquilibre de même nature qui s’inscrit chez les
adversaires politiques.J’ai voulu vous parler hors passion de grande écoute, après les projections manifestes du plus grand nombre.
Bien amicalement