Très beau texte, je l’aime beaucoup.
Je pense qu’un des grandes tristesses de nos vies, comme vous le montrez, est de passer de cet état paradisiaque où tous les visages sont tournées vers nous et nous adorent, quand nous sommes des nouveaux-nés, à cette période où nous avons cessé de susciter une telle passion.
C’est là que l’enfant se tourne vers sa mère qui lit au bord de la plage en lui disant, plusieurs fois, car elle n’écoute pas : "Regarde-moi, maman ! regarde-moi !
Et je pense que tous nos actes ne poursuivent que ce but. Qu’on nous regarde et qu’on nous aime.
Quant à la tristesse de l’enfant chéri jeté à l’école au milieu des loups...j’ai vécu aussi...