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easy 1er décembre 2010 14:56
easy

Ca me donne l’occasion de dire mon avis contre la sentence « Père manquant, fils manqué ».

Cette sentence est formée de deux prépositions. La première est fondée sur un fait parfois indiscutable (par exemple quand le père est mort très jeune). La seconde est formée d’un jugement subjectif, en l’occurrence négatif.

De la première préposition factuelle et indiscutable, la seconde hérite par juxtaposition, d’une aura de vérité aussi certaine.
Tu parles !

C’est quoi un fils réussi, c’est quoi un fils manqué ?

Qui osera me donner des exemples en posant des noms ?

Arrrrh ces assertions démagos !

Alors tous les fils dont les pères seraient morts jeunes seraient manqués, forcément.

Et tous les enfants dont le père n’a pas manqué d’être présent seraient réussis, forcément.

Pffff !

Bon cela dit, notre ami Jack fait essentiellement un travail positiviste sur sa mémoire, sur ce qu’elle doit en retenir selon lui. A la manière de Marcel Pagnol.
Je trouve qu’il a parfaitement raison et que c’est ce travail que nous devrions tous faire. Alors que certains psy préconisent au contraire de piétiner, de dénoncer tout ce qu’il est possible de maudire de ses parents (et les occasions ne manquent donc jamais) afin, selon eux, de mieux distinguer le mal du bien, afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs.
Tu parles ! Comme si les jeunes qui brûlent des filles ou des voitures n’avaient pas dénigré leur père. Comme si leur père leur avait donné l’exemple en vandalisant et en tuant.








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