Bonsoir Fergus,
La condition humaine est assez dure pour que j’ai l’envie de parler aux frères terriens plongés dans la même existence que moi.
Vous savez bien qu’après un match, les copains partagent la même douche,
contrairement à vous, je n’en ai pas l’expérience, mais pour
l’animation d’intellectualité sensible, pas de problème. Comme vous le dites si bien, cela porte des résonances en chacun de nous.
Bien sur, du point de vue de mon père..."mon père ce héros au sourire
si doux", souvenez vous Victor qui évoque son père, et nous confie avec
ce langage épique l’histoire d’un père que l’on reconnait bien chez
l’illustre héros de nos jours.
A la mort d’Hugo, les petites gens ne comprenaient pas, tant il était immortel dans leur consciences opprimées.
Nos pères vivaient assez mal la proximité sensible et sentimentale,
leurs fausses croyances les paralysaient. Mais la communication sans
parole s’enclenche comme un moteur de secours et cela naturellement.
80% de la communication est sans parole.
Mieux, c’est maintenant dans ce temps éternel qu’ils vivent en phase avec nous et nous parlent sans cesse.
"Le mien, comme celui d’Armelle, était assez distant, non par volonté
délibérée mais par prudence instinctive, faute de côtoyer ses enfants en
raison d’horaires de travail inadaptées au rythme de mes soeurs et moi.
Alors nous vivions surtout avec notre mère tandis que notre père jouait
un rôle d’arbitre à la faible et maladroitement autoritaire dans des
sanctions décalées pour cause d’absence et, du coup, mal comprises par
les gamins que nous étions."
Voyez vous, comme vous le dites avec tendresse et respect, nous
formons une grande famille sur l’immense scène d’un même théâtre.
Mais c’était ainsi, et nous avons
quand même connu, mon père et moi, des moments (rares) de grande
complicité, comme cette fois où il avait réussi à décrocher deux billets
pour la 1ere finale de la Coupe d’Europe au Parc des Princes entre le
Real de Madrid et le Stade de Reims. Rarement j’ai vu mon père aussi
fier !.
Que fit le gardien de but dans les pas de son père, sinon partager les mêmes joies et les mêmes peurs, désormais inséparables.
Merci pour cette évocation, Jack, car elle m’a permis de
jeter un coup d’oeil dans mon propre rétro, et d’en faire ressurgir
quelques images couleur sépia. Il n’y manquait que l’accordéon de Jean
Ségurel, l’artiste préféré de mon père.
Ségurel, qui se produisait dans des régions du centre et du centre ouest, j’ai bien connu,
Merci beaucoup Fergus
Cordiales salutations.