A propos du talent incommensurable de la superstar de la chanson dont j’ai déjà oublié le nom et que vous citez dans votre article, voici deux textes que j’ai écrits et qui résume assez ma pensée :
Guitar heroe
Si tu avais le DJ code,
On t’ouvrirait partout les portes.
Tu serais comme David Guetta,
Tu ferais danser dans les ghettos.
Si t’étais le roi du dancing,
Tu pourrais même taper, taper.
Ce serait ta façon d’aimer.
Et tu serais le nouveau King.
Maman, pourquoi j’suis pas un guitar heroe ?
Papa, pourquoi il me pousse pas des euros ?
Si tu avais le Gainsborough,
Tu jouerais les Gainsbarre héros.
Tu f’rais un tabac dans ton bourg,
Tu pourrais changer ta guimbarre.
Tu n’aurais pas la moindre gêne.
Tu serais Tarzan, elle Jane.
Mais mourir à cause de la SEITA
D’un cancer à trente ans c’est tôt.
Maman, pourquoi j’suis pas un guitar heroe ?
Papa, pourquoi il me pousse pas des euros ?
Si t’étais rappeur dans la place,
Tu vendrais des milliers de places.
T’imposerais ton propre tempo
Même au public qui t’aime pas.
Tu serais rappeur sur la ville.
Tu vendrais plus que Lavilliers.
Grâce à des calembours habiles.
T’aurais plus à te faire de bile.
Maman, pourquoi j’suis pas un guitar heroe ?
Papa, pourquoi il me pousse pas des euros ?
Ferrat, Ferré, Ferrer
I
Georges, Jacques et Léo,
C’est avec insolence.
Qu’ils faisaient leurs chansons. Dans les bas et les hauts,
Ils niquaient pas la France.
Ferrat, Ferré, Ferrer
Etaient contestataires
Mais niquaient pas leur père, mais niquaient pas leur mère.
C’n’étaient pas des gangsters !
Refrain :
Ferrat, Ferré, Ferrer
Sur le périph’ errèrent
Parfois pour de bons airs
Ferrat, Ferré, Ferrer
S’lon leurs thuriféraires,
Il faudrait les refaire.
II
Brassens, Brel et Béart,
Ont gratté leur guitare
Ils grattaient pas l’vinyle comme ces DJ idiots,
Ces Guetta du ghetto.
Gainsbourg, Piaf et Trénet
Crachaient pas à la face
De la France d’en-face et même quand ils traînaient
Ils niquaient pas ta race.
Refrain :
Ferrat, Ferré, Ferrer
Quelquefois s’enferrèrent
Mais chantaient de bons airs
Ferrat, Ferré, Ferrer
S’lon leurs thuriféraires,
Il faudrait les refaire.
III
Reggiani, Moustaki, Régine,
Pas français d’origine,
Pourtant ils scandaient pas « les Français, c’est pas nous ! »
Ni « les femmes, à genoux ! »
Bobby, Maxime et Barbara,
Brel, Brassens et Ferrat
Frappaient pas les pompiers comme de la caillera.
Sur la police ils tiraient pas.
Refrain :
Ferrat, Ferré, Ferrer
Quelquefois s’enferrèrent
Mais chantaient de bons airs
Ferrat, Ferré, Ferrer
S’lon leurs thuriféraires,
Il faudrait les refaire.
Voris Bian