Même les marxistes ne font pas cet « amalgame douteux digne des heures les plus sombres » 
En dehors du groupe de partisans convaincus de l’installation des nazis
au pouvoir, une partie au moins du patronat était prête à le tolérer. C’était le dernier espoir plutôt que le premier choix de la plupart des industriels.
Le régime a-t-il pu, dans ces conditions, faire prévaloir le « primat des objectifs idéologiques et politiques sur les buts et les intérêts économiques » ?
Les historiens libéraux, Hillgruber, Hildebrand, Bracher, s’accordent sur l’existence d’une primauté du politique dans l’orientation économique du IIIe Reich. L’économie aurait été au service du politique.
Les marxistes reconnaissent qu’après 1933, il n’y a pas eu identité entre fascisme et capitalisme et que l’appareil d’Etat nazi n’était pas l’instrument d’exécution du capitalisme. L’un d’eux , Tim Mason, affirme qu’après 1936, la primauté du politique a pu s’affirmer.