La question des primaires, telle qu’elle est traitée par l’auteur,
devient la question de la légitimité des partis politiques à dicter la
politique de la France.
Là dessus, je le rejoins complètement. Les partis se sont adjugés le
contrôle absolu de la désignation des candidats. Hors des partis, point
de reconnaissance, ni par les médias, ni par les institutions, ni par
les électeurs.
Mais qui a donné ce droit au parti ? Pas la constitution qui ne prévoit
qu’un rôle d’animation. Non, ce sont les partis eux-mêmes à travers des
lois électorales scélérates, écrites et votées par leurs adhérents, qui
ont, petit à petit, confisqué tous les pouvoirs en leur faveur. Il
s’agit d’un pouvoir illégitime car attribué à eux mêmes par les partis.
La démocratie aurait plus de chance de s’imposer si les partis perdaient
le monopole des désignations de candidats aux assemblées
représentatives nationales, locales et régionales. La solution optimum
démocratique pour ces élections, est le tirage au sort sur les mêmes bases que la désignation des jurys d’assise, plus le volontariat et un minimum de connaissances requises.
Fondapol, think tank libéral, a étudié cette option qui n’est pas si absurde qu’il n’y paraît :
http://www.fondapol.org/les-travaux/toutes-les-publications/publication/titre/le-retour-du-tirage-au-sort-en-politique.html