Prenons le cas de l’ALS. On donne de l’argent aux pauvres pour
payer leur loyer. Du coup, les loyers augmentent, puisque les pauvres
peuvent payer plus. Le résultat, c’est que la qualité du logement des
pauvres n’augmente pas, seul augmente le loyer payé au propriétaire. Le
rendement au mètre carré augmentant, le prix du mètre carré augmente
mécaniquement, ce qui explique en partie la bulle que nous connaissons
aujourd’hui.
Au final, qui a gagné dans l’affaire ? Pas les locataires pauvres,
dont le logement ne s’est pas amélioré. Pas les locataires aisés, qui
voient leur loyer augmenter sans, eux, toucher l’ALS. Pas les accédants à
la propriété, qui voient chaque année leur objectif échapper un peu
plus à leurs moyens. Pas les contribuables, qui évidemment paient tout
ça. Les seuls à gagner jusqu’ici, ce sont les « vieux » propriétaires, qui
louent un logement déjà amorti... avec le risque de se retrouver en
slip dès que la bulle éclatera.
L’assistanat public est rarement une bonne affaire pour la société.