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Analis 9 janvier 2011 12:39

En fait, le lien donné contient lui-même la réfutation à l’hypothèse qu’il avance : une seule espèce est concernée. Ajoutons qu’il s’agit même parfois d’espèces solitaires, ou de hauts-fonds. De tous les cas que j’ai vus, quasiment aucun ne correspond à ce qu’on observerait si la théorie de la tornade était valide : un assortiment de diverses espèces, mêlées à de la boue, des algues ou de la vase. Cela arrive, mais rarement. Ajoutons que parfois, ces pluies se produisent par beau temps et très loin à l’intérieur des terres, bien que les poissons soient encore vivants et en bon état. Ce qui ne serait pas le cas s’ils avaient été transportés à haute altitude sur une grande distance.

Ainsi, à Singapour, le 18 février 1861, il s’agissait de milliers de poissons-chats. Le Scientific American avait aussi rapporté une pluie de serpents à Memphis le 15 janvier 1877.

Pour une pluie d’oiseaux plus ancienne, j’ai trouvé un exemple dans le livre Les grandes énigmes, sous la direction de Jacques Marseille et Nadeije Laneyrie-Dagin, Editions France-Loisirs, 1992. Page 222, il relate une pluie de canards morts au-dessus de St-Mary’s City dans le Maryland, rapportée par le Washington Post du 26 janvier 1969. Il s’agissait apparemment d’un vol touché en plein ciel quelques jours plus tôt. D’après le quotidien, les oiseaux avaient semblé frappés de mort subite dans l’air, comme sous l’effet d’une explosion silencieuse. L’examen de leurs corps aurait montré qu’ils souffraient tous de fractures et d’hémorragies avant de toucher le sol.



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