L’ancien conseiller décrit des acteurs de plus en plus fébriles au fur
et à mesure que le mouvement de révolte prend de l’ampleur dans le pays.
Le 29 décembre, au lendemain du premier discours du président, il
assiste à une réunion de crise. "Abdallah a dit : ’Il faut que tout
ça soit manipulé par un groupe affilié à Al-Qaida au Maghreb islamique.
Pour nos amis français, c’est la seule solution.’ Ce à quoi a répondu
Ben Ali, très cynique : ’AQMI en Tunisie, c’est la mort du tourisme, on
va se suicider’."
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/17/peut-etre-on-partira-mais-on-brulera-tunis_1466502_3212.html