DE QUOI « les juifs » EST-IL LE NOM ?
La formule de Stanislas de Clermont-Tonnerre (né en 1757 - défenestré à Paris par des émeutiers, le 10 août 1792) en 1790 : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout leur accorder comme individus » supposait que « les Juifs » constituaient potentiellement une « nation ». Il leur refuserait aujourd’hui les doubles nationalités. Mais que « les juifs » soient une nation et seulement cela est loin d’être évident.
S’agit-il, avec le « fait juif » d’un peuple, d’une nation (comme l’écrivait en 1799 le général Bonaparte), d’une communauté, d’une secte (Céline), d’une nationalité, d’une religion, d’une race, d’une culture, d’une ethnie, d’une caste, ou encore d’autre chose ?
« Si peuple juif il y a, il n’existe pas d’autre peuple du même type que lui », notait Raymond Aron dans ses Mémoires (chapitre XIX).
« Une école, un peuple, une religion ou encore autre chose » s’interrogeait Jean-Michel Salanskis dans Extermination, loi, Israël. Éthanalyse du fait juif (Paris : Les Belles Lettres, 2003).
Je penche pour une caste qui amalgame tous les aspects d’ethnie, de religion, de communauté, de nation (Israël), etc.