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cocasse 16 mars 2011 12:53
Cocasse

Une cité pensante demeure « évidence », embrasse et accueille. Une cité en crise n’existe encore que par ce qu’elle se sent « assaillie ». Elle ne se pense plus qu’en territoires à protéger, en droits à défendre, en identité à préserver, en murs à élever, qu’en « grandeur passée racontée à en pleurer » comme le disait Andréas Calvos, encore un poète.

Je trouve cela très beau comme poème. Il contient une part de vérité.
Seulement une part, car la réalité ne peut s’ignorer pour s’adapter à de si belles paroles.
La cité qui accueille, comment peut elle accueillir, si elle n’a plus de place ?
Si elle n’a plus de place, ne devient elle pas en crise, au fur et à mesure de sa réduction ?
Alors elle n’accueille plus.
Serait ce une loi naturelle visant à l’équilibre des choses ?
Dans ce cas, que fait le poète ?
Il magnifie l’essence des choses, Ou il dresse un constat moraliste ?

Incroyable que ces habitants de Lampedusa soit obligés de partir.
Ils vivent au fond en accéléré, ce que nous vivons progressivement depuis des décennies.
Avec les quartiers qui se vident de ses Français.



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