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easy 25 mars 2011 16:37
easy


Dissimuler sa cupidité

Autour de la Méditerranée mais surtout en secteur chrétien, parce que le premier désir d’un homme devait être de ne pas désirer ou de ne désirer que baiser des pieds sales, un vieux tombeau, un vieux calice, un vieux clou ou un vieux morceau de bois, il n’y a pas de mot positif pour dire le désir, l’envie. Les synonymes négatifs sont très nombreux, mais en positif c’est le désert.

Quand on voit le résultat global d’une telle austérité de façade, on ne peut qu’en être étonné.

Dans le monde Chrétien, qui adore les grandes ailes, qui met des aigles partout (nulle bannière ailée en dehors du Pôle chrétien) et qui a le premier inventé l’avion, on s’affiche archange toujours prêt à voler au secours de quelque veuve ou orphelin en se prétendant non intéressé mais finalement, c’est là que sont apparues les premières fortunes.

Ici, à Nouvel an, on dit « Je te présente mes meilleurs voeux ». La définition de ces voeux est mystérieuse et restera entre les mains du donnateur. A tout moment, le donnateur pourrait avoir comme meilleur voeux la mort du bénéficiaire. C’est à dire on s’offre en protection mais que tout retournement reste possible (où l’on retrouve l’attitude ambigüe d’Alexandre vis-à-vis de Diogène)

En Extrême Orient, on se souhaite 3 choses entièrement libérées et clairement énoncées : Bonheur, longévité, prospérité. Une fois qu’on a offert ça à quelqu’un, on n’a plus aucun pouvoir de modifier le contenu du cadeau.

Dans le concept de prospérité il y a deux choses : l’argent et les enfants. Les deux choses étant associées dans le mot prospérité, on doit comprendre que la richesse pécuniaire sert ou aide ou favorise le développement de la descendance, de la famille et ....réciproquement. Ce qui ne peut s’entendre que dans un cadre de prospérité élargie à la communauté.


Ici « faire commerce » sent le souffre.



Ici on parvient donc à accaparer beaucoup plus de biens qu’ailleurs mais comme on doit dénier être intéressé, on se retrouve à pratiquer une rhétorique complètement perverse qui ment et dissimule en permanence les intentions réelles. D’où une impression de double discours et une schizophrénie globale.





L’archange exterminateur.


Dans le monde chrétien où la position d’archange est sommitale, il s’agit toujours d’éradiquer tout ce qui n’est pas archangiste. Dans tous les autres secteurs du Monde, les gens vivent en bonne intelligence avec toutes sortes de démons, génies et dragons. Dans le monde archangiste, à part la souris blanche, il n’y a plus rien. On a tout éliminé.

Ici, quand bien même Méduse serait planquée au plus profond des enfers, quand bien même le Minotaure serait terré au plus profond des labyrinthes, on ira les chercher et on les décapitera.
Ici et ici seulement, on fera donc des statues, des tableaux représentant des héros, ailés si possibles, brandissant de la main gauche quelque tête de diable décapité et de la main droite, leur glaive ensanglanté.

Ici, le héros absolu est un archange musclé habillé d’une armure étincelante, doté d’immenses ailes blanches, armé d’un glaive ou d’une lance et il passe son temps à torturer un diable nu, malingre, bossu, sale, affamé, sans aucune armure ni lance-pierre, et qui étouffe dans la poussière où la sandale de superman le maintient. 

Ailleurs chacun comprend qu’il faut de tout, qu’il faut composer avec tout ce qui existe, qu’il n’y a rien à éradiquer. Ici il faut karchériser, décaper, exterminer, laver plus blanc que blanc.



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