Il y a peut être une autre solution :
Le thorium est un produit naturel légèrement radioactif,
son abondance sur Terre est à peu près 3 fois celle de l’uranium. Un réacteur
nucléaire nourri avec du thorium produit des centaines de fois plus
d’énergie que ne le fait l’uranium, et cela avec pratiquement pas de
déchet. Une centrale nucléaire au thorium produit en effet moins de 1 % des
déchets d’une centrale à uranium de puissance équivalente.
Une centrale au thorium est capable de « brûler » les
déchets nucléaires actuels.
Une centrale au thorium est incapable de s’emballer comme celle de
Tchernobyl et ne peut pratiquement pas être utilisée pour produire des matières
fissiles militaires.
Les recherches conduites sur cette filière ont montré la faisabilité et la
fiabilité de la filière, dans ce type de réacteur dit « à sels
fondus ».
Actuellement, l’Inde teste un mini-réacteur à thorium d’une
puissance de 30 Mw. Elle lance un programme de réalisation d’un prototype de
centrale qui pourrait ouvrir la voie à une exploitation commerciale dès 2020.